« Gérer son énergie plutôt que son temps »
Tony Schwartz et Catherine McCarthy se sont intéressés aux notions d’endurance et de dynamisme au travail dans un article intitulé « Manage Your Energy, Not Your Time ». Ils y voient la nécessité d’apprendre à mieux gérer les différents flux d’énergie individuels, plutôt que de vouloir à tout prix améliorer la gestion du temps.
Le mythe du présentéisme:
Dans un contexte où les entreprises exigent de leur personnel toujours plus de résultats, on constate très clairement que ceux qui s’adonnent aux heures supplémentaires pour répondre à cette forte pression finissent par échouer. Soumis au stress permanent, ces collaborateurs surimpliqués s’épuisent, se démotivent, rencontrent éventuellement des problèmes de santé et finissent par quitter l’entreprise dans l’espoir de trouver un environnement de travail plus sain.
Travailler plus longtemps pour obtenir de meilleurs résultats est un mythe qui s’effondre : cela ne fonctionne tout simplement pas parce que le temps est une ressource limitée. En revanche, l’énergie, elle, est renouvelable !
Adoptez quelques rituels simples !
En adoptant en effet quelques rituels extrêmement simples qui permettent aux salariés de recharger leurs batteries, les entreprises parviennent à forger une véritable résistance physique, émotionnelle et mentale de leur personnel. Les rituels et habitudes bénéfiques ne manquent pas :
Ponctuer la journée de travail de pauses courtes mais régulières,
Exprimer sa satisfaction et envoyer des signes de reconnaissance positive aux membres de l’équipe,
Eviter les interruptions intempestives.
Privilégier les activités préférentielles de ses collaborateurs ou celles pour lesquelles ils démontrent des compétences distinctives et valorisantes.
Encouragez vos équipes à réveiller leur propre énergie !
Cette approche aura des effets immédiats sur la performance. La question est de savoir comment y parvenir. Voici quelques conseils prodigués par T. Schwartz et C. McCarthy qui représentent l’énergie d’un individu selon un modèle à quatre dimensions :
- ENERGIE PHYSIQUE:
Améliorer la qualité de votre sommeil en avançant l’heure du coucher et en réduisant la consommation d’alcool.
Pratiquez au moins 3 fois / semaine une activité sportive d’endurance et 1 fois / semaine un sport de renforcement musculaire.
Faites des repas légers et prenez un petit en-cas tous les 3 heures.
Apprenez à reconnaître les baisses d’une énergie imminente: agitation, bâillements, faim, et difficulté à se concentrer.
Prenez des pauses courtes mais régulières, loin de votre bureau. Des séquences de travail de 90 à 120 minutes sont optimales. - ENERGIE EMOTIONNELLE:
Désamorcez les sensations négatives (irritabilité, impatience, angoisse, manque d’assurance) en pratiquant de longues respirations abdominales.
Améliorez vos sensations positives et celles des autres en exprimant régulièrement votre satisfaction vis-à-vis de vos collaborateurs. Utilisez des termes précis et personnalisés par le biais de notes, d’emails, d’appels téléphoniques ou lors de conversations directes.
Lorsque vous faites face à une situation difficile ou contrariante, décentrez-vous et adoptez de nouveaux angles d’observation: mettez-vous à la place de votre interlocuteur et essayez d’envisager ce qu’il pourrait dire dans cette situation et en quoi il aurait raison ; puis projetez-vous sur le long terme: comment verrai-je cette situation dans 6 mois ? Et enfin, dans une plus large perspective, demandez-vous quelles pourraient être les leçons à tirer de cette expérience. - ENERGIE MENTALE:
Imposez-vous des moments de tranquillité pour accomplir les tâches qui exigent beaucoup de concentration: téléphone portable en mode silence et pas d’accès aux emails !
Etablissez des plages horaires précises dans la journée pour traiter les appels téléphoniques et les emails.
En fin de journée, identifiez la priorité du lendemain et réglez-la immédiatement le matin en arrivant au travail. - ENERGIE SPIRITUELLE:
Privilégiez les tâches que vous aimez faire. Cells qui vous procurent un sentiment de satisfaction et d’accomplissement personnels. N’hésitez pas à déléguer, surtout s’il s’agit d’une activité qu’un collaborateur aime tout particulièrement faire.
Consacrez du temps et de l’énergie à ce qui vous semble être essentiel. Profitez par exemple du trajet de retour à la maison pour vous relaxer. Vous vous sentirez plus disponible pour vos proches en rentrant chez vous.
Mettez en pratique les valeurs auxquelles vous tenez. Par exemple, si pour vous la notion de considération est importante et que vous avez tendance à arriver en retard aux réunions, faites l’effort d’arriver 5 minutes avant.Les entreprises peuvent également contribuer à rebooster l’énergie de leurs salariés. Mais comment ?
1. En réservant une salle destinée à la « décompression » des salariés, où ils peuvent se détendre et refaire le plein d’énergie,
2. En demandant à chacun d’oublier leurs emails pendant les réunions,
3. En subventionnant les abonnements aux clubs de gym, ou à d’autres activités de détente
4. Les managers peuvent eux, inciter leurs équipes à pratiquer un sport ensemble pendant la pause de mi-journée.
CONCLUSION
La tentation de vouloir toujours en faire plus est contre-productive. Pour une vie professionnelle et personnelle plus sereine, exit les journées de travail interminables et stressantes, place à la gestion de l’énergie !
Article de Tony Schwartz (Fondateur et PDG de The Energy Project) et Catherine McCarthy
Source : Harvard Business Review
« Il n’y a pas de manque de temps…
… Il y a juste une mauvaise hiérarchisation des priorités ! »
Combien de fois avons-nous entendu cela, sans que pour autant cela n’impacte notre façon de gérer notre temps ? Et si la gestion du temps était un préalable essentiel avant d’envisager quoi que ce soit ?
La première étape est de se demander si on est certain d’avoir fait la différence entre « être occupé » et « être productif ». Est-ce que passer une journée au travail occupé de la première à la dernière minute est signe de productivité ? Pas forcément… Idem pour ce qui concerne la notion de ce qui est « urgent » et « important ».L’un ne va pas forcément avec l’autre. On peut très bien avoir à faire des choses qui sont importantes mais pas urgentes… et vice-versa !
Une fois que nous avons pris conscience de cela, la deuxième étape consite à se dire: « le but d’une journée n’est pas de s’occuper mais bel et bien de créer de la valeur ajoutée, des résultats… ». Pour cela, il faut au préalable déterminer nos faiblesses afin d’y travailler dessus. Ces faiblesses constituent des éléments qui nous font perdre du temps.
En matière de gestion du temps, il existe 4 profils dont nous faisons forcément partie :
- Les Perfectionistes: ce sont ceux qui sont très exigeants envers eux-mêmes et qui veulent en permanence améliorer les choses.
- Les Procrastinateurs: Ce sont ceux qui ont en tendance à reporter au lendemain ce qu’ils peuvent faire le jour même. Il y a cette idée qu’ils ne sont efficaces qu’ « au pied du mur ».
- Le profil « Je peux tout faire »: il s’agit de ceux qui pensent qu’ils peuvent tout faire tout seul au lieu de déléguer certaines tâches à des collaborateurs. Parfois, ils peuvent blâmer les autres pour leur incompétence pour justifier cette attitude mais qui au final ne fait que dissimuler leurs lacunes en matière de délégation et d’influence.
- Le profil « Je suis facilement déconcentré »: une notification Facebook ? LinkedIn ? Viadeo ? Un appel ? Un message ?, Un mail ? Voilà ce qui « obsèdent » ceux qui font partie de ce profil: « Et si je passais à côté d’un mail important » ? Ce sont ceux qui généralement ne peuvent s’empêcher de vérifier toutes les 15 minutes s’il n’y a rien de « nouveau » dans les réseaux sociaux, messageries instantanées, ou communications téléphoniques.
Alors, avez-vous déterminé de quel profil vous faite partie ? Des solutions existent, mais elles passent forcément par un « diagnostic » car à chaque problème sa solution.
Chez SD Consulting, nous aidons les Managers à déterminer leur profil, pour mieux les accompagner par la suite. A quoi bon avoir des qualités de Manager si on n’a pas le temps de les mettre en pratique ?
Martin Luther King illustre très bien cela lorsqu’il dit un jour:
« Ce qui importe ce n’est pas le temps que l’on vit, mais ce que l’on fait du temps qui nous est accordé. »
A bientôt sur SDCONSULTINGBLOG !
Skander Dahane
13/01/2014